jeudi 26 juillet 2012

Sao Jorge


Vous attendez le résultat de la régate… OK on a pris un super départ, puis on a navigué en se faisant plaisir pendant 2 heures au moins, dont un bon moment côte à côte avec un vrai bateau de régate, qui n'arrivait pas à nous dépasser au vent et en passant sous le vent, de 1) il allait se retrouver couvert par Aloha toutes voiles dehors et 2) il devait nous éviter loin derrière à cause du zodiac!!!
Le capitaine, fatigué par une courte nuit… a décidé de se coucher. J'ai reçu pour ordre de ne pas abattre… j'ai pas abattu, les ordres d'un capitaine cela se discute pas si non on appelle cela une mutinerie (voir Jules Verne et "les Révoltés de la Bounty" que nous avons lu avec les enfants dans la première partie de la transat retour)… bref je touche rien… mais quand le capitaine émerge on est dernier! Vous imaginez sa tête "mais où sont les autres?" "Devant, ils ont abattu eux!". En fait on apprendra plus tard qu'un des voiliers classe "tourisme" comme nous et qui était derrière, avait mis le moteur!
Bon bref, on croise la ligne d'arrivée beau dernier… et les gens du club n'attendaient que nous pour plier bagages… et en plus on a joué le jeu jusqu'au bout, en tirant des bords pour pouvoir passer cette satanée bouée, Velas étant un trou un peu comme Rolle!
Au souper du soir, avec groupe folklorique local, nous avons reçu un prix (thons et fromage locaux) pour notre 4ème place sur 6 (un non partant et un abandon!).
On gardera un très bon souvenir de cette journée, et comme nous l'on demandé les membres du club, déçus par le peu de participants "touristes", faites de la pub pour l'année prochaine…

A Velas, nous arrivons le samedi marquant le début d'une semaine de la culture, et surtout de la musique. Un peu déçu, nous avons cherché le dimanche des représentations, mais tout semble se passer le soir. Les gens viennent des îles avoisinantes en vedettes rapides pour faire la fête.

Robin et Farah profitent de ce dimanche ensoleillé pour faire comme les locaux et se baigner à la plage municipale. Robin qui ne s'y attendait pas, court comme aux Antilles dans l'eau jusqu'au cou, et ressort illico tout surpris… l'eau a à peine 18°! Farah fait quelques allées et retours, et finalement ils mettent, un peu part défi, la tête sous l'eau! Dommage, ils sont encore trop jeunes pour la Coupe de Noël!

Le lundi, nous louons une voiture pour visiter l'île. Il n'y a pas de transport public, et si nous voulons profiter des différents paysages c'est le seul moyen.

Sao Jorge est une île toute en longueur et très verte. La partie ouest est composée de forêt et de champs délimités par des murs en pierre, alors qu'à l'est c'est plus des pâturages sans végétations hautes. Les collines ainsi partagées par les murets de pierre, donnant lieu à des prés de dimensions divers, me font penser à un tableau de Mongliani tout en vert.
La côte nord est composée d'immenses falaises qui par endroits laissent s'échapper un peu de terre plate allant mourir dans l'océan (des Faja). Le spectacle est grandiose.
Enfin à la pointe nord-ouest, nous découvrons un phare abandonné avec une architecture des années 50-60. Le lieu est étrange. Les fenêtres, les volets, le mobilier, tout a été évacué, il ne reste que des vestiges de parquet, aucun graffitis, ni tags. En même temps, autour, les herbes ont été fauchées. Avec Gil, on spécule longtemps sur la fonction de ces bâtiments qui entourent le phare. Il s'agit des logements pour 4 familles qui pouvaient y vivre en autonomie, avec production de leur propre énergie, récupération de l'eau, potager et petits animaux.

Comme il nous reste de moins en moins de jours avant notre retour en Suisse, et le mardi les vents étant favorables, nous quittons cette île à regret pour rallier Terciera.

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